Normes d’accessibilité des escaliers : ERP, on vous explique tout ! Laisser un commentaire

Qu’est-ce qu’un escalier ?

On parle d’escalier en accessibilité dès que l’on a affaire à un set de plus de 3 marches à la suite.

Quel est le but des normes d’accessibilité pour les escaliers ?

Le but de ces normes est de réduire le risque de chutes dans les escaliers pour les personnes en situation de handicap, mais aussi de permettre à ces personnes d’identifier et de visualiser ces obstacles. Que ce soient des personnes à mobilité réduite, des personnes malvoyantes/non-voyantes, malentendantes ou bien déficientes mentale.

Comment pouvez-vous signaler un escalier dans votre ERP ?

Pour qu’un escalier soit assez bien signalé et réponde aux besoins en matière d’accessibilité aux personnes handicapées, il doit comporter les éléments suivants :

  • Une bande podotactile ou des clous podotactiles permettent aux personnes ayant une déficience visuelle plus ou moins grave de repérer l’escalier de manière tactile.
    • Le matériau utilisé doit être contrasté avec le sol à 50 %.
    • Ce dispositif doit toujours être placé à 0.5 m de la première marche de l’escalier.
    • La bande podotactile est d’une largeur supérieure à 60 cm selon la loi.
    • D’après la loi, la bande podotactile est obligatoire en haut de chaque escalier.
  • Un retour de bande podotactile peut être mis en place dans le cas ou il y a plusieurs chemins d’accès aux escaliers.
  • Un lettrage contrasté à 70% doit indiquer l’existence de l’escalier ainsi que le niveau auquel se trouve la personne.
  • La première et la dernière contre-marche sont obligatoirement contrastées avec l’escalier et permettent aux personnes malvoyantes ou non-voyantes de repérer le danger.

Comment assurer la sécurité dans un escalier d’ERP ?

Une fois que la personne handicapée a repéré et identifié l’escalier, la priorité est que lors de la montée de cet escalier, sa sécurité soit assurée.

  • Pour cela, des systèmes adhésifs sont apposés sur les marches de l’escalier. Leur largeur minimale est de 3 cm et ils doivent couvrir toute la longueur de la marche et toutes les marches de l’escalier.
    • Au choix :
      • Nez de marche : Le plus solide et esthétique, offre une surface plane. Celui-ci existe en laiton et en inox.
      • Plat de marche : Il se pose sur le plat de la marche et offre en plus de son accroche une surface plane.
      • Bande antidérapante : Se place sur les marches et augmente leur pouvoir d’accroche.
    • Attention :
      • Il ne doit pas y avoir de proéminence du nez de marche trop excessive par rapport aux contremarches.
      • Le nez de marche ne doit pas glisser.
    • En complément de ces systèmes adhésifs, des contre-marches permettent aux personnes malvoyantes et aux personnes âgées de mesurer la taille de l’escalier.
      • La hauteur minimale d’une contremarche est de 10 cm.
      • Elle est contrastée à plus de 50% avec le support.
      • La première et la dernière contremarche doivent contraster avec le reste de l’escalier.
    • Une main courante est apposée sur le mur du côté extérieur de la cage.

Elle permet aux personnes à mobilité réduite et/ou malvoyantes d’être plus sereines lors de la montée des escaliers et réduit le risque de chutes.

  • De forme : Ronde ou ovale, son diamètre est de 40 mm.
  • Quand une marche de l’escalier fait plus de 120 cm de largeur, une main courante est disposée de chaque côté de la cage d’escalier.
  • La main courante doit être placée entre 80 et 100 cm de hauteur par rapport à la marche et dépasser à minima de 30 cm en haut et en bas de l’escalier (ou d’un giron de marche sans gêner la circulation verticale).
  • La main courante doit aussi être continue du bas de l’escalier jusqu’au dernier palier de celui-ci.

Pour toutes questions sur cet article, contactez-nous via le chat ou au numéro suivant : 02 52 65 03 01.

Nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

L’équipe de Labelnorme.

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